| En quelques années, les images
satellitales, la photographie et la vidéo numériques ont complètement banalisé l'image
numérique dont l'usage était antérieurement limité à des domaines professionnels.
Cela ne signifie pas pour autant simplicité de lecture, ainsi qu'en témoigne l' exemple
suivant. |
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Sur le plan visuel,
les six imagettes ci-contre présentent indéniablement de grandes différences. D'un point de vue physique, elles expriment cependant une seule et
unique information : Il s'agit de la température de surface de la mer et du
continent télédétectée par un capteur embarqué à bord d'un satellite
météorologique NOAA, lors du survol de l'ouest de la France le 28 juillet 1991, à 14 h
01 TU.
Seuls les traitements numériques appliqués au
fichier original (les données "brutes" sont des nombres qui traduisent
directement la mesure physique effectuée) conduisent à ces restitutions variées
susceptibles de mettre en valeur tel ou tel aspect de l'image. |
| L'étude qui suit, intitulée
"Il n'y a pas d'images justes, il y a juste des images",
a pour objectif principal d'aider tous ceux qui font régulièrement usage de ces
images numériques à perfectionner leur lecture et leur analyse, à tirer pleinement
parti de ces documents dont l'esthétique souvent remarquable peut masquer bien des
pièges. Les documents d'appui pour cette
investigation très complète et largement illustrée (près de 300 images) sont d'une
part le très célèbre tableau de Léonard de Vinci, La Joconde,
d'autre part les images acquises par les satellites météorologiques Météosat, GOES, et
NOAA ou par le satellite Spot. |
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